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lundi 26 janvier 2009

Le passage de l'infirmier

Mon ami l'infirmier a passé quelques jours dans notre modeste communauté la semaine dernière. Il est arrivé en voiture de Calgary (ou il était atterri quelques heures plus tôt) tard mardi soir, après s'être perdu sur la seule autoroute de la région. Oli a un sixième sens pour se perdre, qui lui sert aussi à retrouver son chemin. On ne compte plus le nombre de fois qu'il est venu nous rejoindre dans un chalet perdu, tard dans la nuit, quand son horaire de travail l'empêchait de s'y rendre plus tôt. Fort heureusement, il finit toujours par arriver, un peu tard, mais vivant (et assoiffé). Soupçonnant qu'il allait se perdre, ou du moins s'égarer, j'étais inquiet de le savoir sur les routes parfois incertaines qui traversent les pics rocheux, dont les les caprices météorologiques surprennent souvent les conducteurs diurnes et nocturnes. Quand il est finalement arrivé, sain et sauf, nous sommes allés boire de la bière canadienne, dans un bar canadien pour rattraper le temps perdu. Nous avions beaucoup de choses à nous dire, ce qui nous a forcé à boire beaucoup de pintes (pas facile la vie).

De passage pour quatre jours, (juste assez pour que je sois tanné de partager ma chambre, mon lit, ma douche et ma bolle), nous avons arpenté les sites touristiques (désertés l'hiver malgré le majestueux charme que leur donne la neige et glace). Chutes, canyon, glacier et lac ont gouté à nos semelles, ont écouté nos interminable discussions, puis nous ont laissé réfléchir dans le calme le plus pur, celui qu'offrent les paysages couverts de neige. Comme pour signifier sa présence, le glacier s'est tout de même donné en spectacle en nous présentant, au loin, une avalanche.

Je pense qu'Oli comprend maintenant pourquoi l'être songeur et contemplatif que je suis se laisse charmer par ces panoramas montagneux couverts de cet air frais venu des glaciers.

D'la BELLE visite. Merci Oli

samedi 13 décembre 2008

Ski compte c'est l'essentiel


J'ai enfin sorti mon appareil photographique pour vous montrer ce qu'on voit en descendant de la remontée mécanique qui mène à mi-pente. La semaine prochaine, je vous ferai voir la vue du haut de la montagne.

Ces photographies ont été prises jeudi matin, alors que j'avais enfilé mes skis pour pour la première fois de la semaine. J'ai profité de cette jolie journée ensoleillée et fraîche (-5 à -10) pour gratter les traces des dameuses, ce velours côtelé que revêtent les pistes de ski alpin quand on les parcourt tôt le matin.
La neige, tombée pendant la fin de semaine précédente, avait amélioré l'état des pistes, mais elle n'était pas suffisante pour rendre la journée particulièrement excitante. J'ai quand même skié cinq ou six heures avant de décider de rentrer à la maison. J'ai partagé, à l'allée et au retour, la voiture (une Civic 95 qui a traversé le pays (comme quoi c'est possible)) d'un de mes partenaires de ski pour la journée, des Chicoutimiens d'origine. Merci les gars.
La journée de jeudi était charmante avec son petit soleil matinal qui est vite allé se cacher derrière la montagne. Je vous rappelle qu'on est à moins de dix jours du solstice et que la latitude (52° 52′N) ici est supérieure à celle de Sept-îles (50° 12′N). Le soleil s'est levé cette semaine vers 9h, pour se coucher vers 16h30. Oubliez la notion d'horizon quand vous êtes sur le versant Est d'une montagne... Du soleil, y'en a pu, dès le milieu de l'après-midi.
Jeudi, avant même que l'astre divin se cache derrière le sommet de Marmot Basin, une épaisse couche de nuages est venue prendre sa place dans le ciel bleu. Sans que je ne le sache, le tapis gris au dessus de ma têtes allait nous donner une des plus belles journées de ski de la saison.
C'est vendredi que ça c'est passé. J'ai retrouvé mon pote Matt dans la navette de 8h30, qui nous dépose au pied des pistes quelques minutes avant l'ouverture des chaises volantes. La neige avait déjà commencé à tomber assez fort. Les pistes encore damnées étaient recouvertes de quelques centimètres de poudreuse. Ce n'était que le début et c'était déjà le bonheur. Le ciel nous a offert une journée entière de tempête: 20 cm d'une neige fine et légère qui nous est tombée dessus à l'horizontal. Toute une journée dans la poudreuse, à fendre les accumulations en sentant la neige revoler sur mes genoux. J'ai fait plusieurs descentes à partir du sommet, lui aussi couvert en partie d'un tapis blanc, alors que la veille, il fallait y éviter les cailloux. Le fameux bol, que j'avais tant envie de dévaler n'a pas été facile à vaincre. La peur et la prudence m'ont souvent ralentis, mais ne m'ont pas arrêtés. ET J'AI PAS TOMBÉ. Même si je n'avais vraiment skié dans la poudreuse. Pas facile.
Jamais je n'ai eu autant de plaisir en ski. Toute la journée, je piaffais d'impatience, à la sortie du télésiège, en attendant mes partenaires en planche qui attachaient leurs fixations. À la fin de la journée, malgré la douleur au niveau de mes cuisses, je retournais sur les pistes à la recherche d'un bout de de neige sur lequel personne n'avait encore laissé sa trace.

Je me suis couché avant 10h vendredi soir. Crevé, endolori, saoulé par le vent, hypnotisé par les flocons, vaincu par la fatigue.


vendredi 28 novembre 2008

Coxis story

Ça y est, ma saison de ski est commencée. Je l'ai débutée en beauté jeudi dernier, en me louant une planche a neige. Ce n'est pas si simple de surfer sur de la neige et mon coxis peut en témoigner. Je me suis même senti obligé de vérifier, dans la toilette, vendredi matin, s'il n'y aurait pas quelqu'éclat d'os. Il n'y en avait pas. Ce qui est con, c'est que quand tu as les deux pieds fixés sur une planche et que tu veux éviter de t'exploser le coxis, ce sont les poignets et/ou les genoux qui y goûtent (et ils y ont goûté). C'est d'ailleurs pourquoi j'ai mis tant de temps à vous raconter tout ça. J'avais tellement mal aux bras, aux épaules, au torse, au derrière, aux jambes, bref à la vie en général qu'après une heure d'écriture, vendredi dernier, j'ai fini par abandonner, au profit d'une réconfortante bière, qui n'était pas facile à soulever.
Faut dire que la veille, j'ai enduré le supplice pendant deux heures avant de retourner au comptoir de location pour échanger la planche du diable pour une bonne vieille paire de skis. Je n'étais pourtant pas si pourri, mais l'idée de tomber une troisième fois (de tout mon poids) sur l'os qui coupe le souffle m'effrayait tellement que je me suis contenté rétablir mon amour propre en dévalant les pentes sur deux skis. J'approfondirai mon apprentissage de la planche une autre fois. Yes I can.
Il manque cruellement de neige ici en ce moment. Par contre, les quelques pistes ouvertes sont belles et larges. Je suis un peu déçu de la dénivellation, je pensais que le domaine skiable serait plus long que ça. C'est vrai que pour l'instant, seule la partie inférieure des pistes est ouverte, mais, tout de même, dans mes rêves, je skiais pendant au moins dix minutes avant de me rasseoir dans le remonte-pente. Ben non. Deux ou trois minutes pour une demie montagne. Coudonc, chu-tu à St-Sauveur? J'ai hâte que le haut de la montagne soit ouvert, le gros bol de la partie de droite est très attirant. Non maman, je n'irai pas en snowboard; quoiqu'avec un peu de pratique et un casque, j'y arriverai peut-être... au mois d'avril.
Mon pote Matt, qui travaille comme lifty (préposé au remonte-pente), a passé la journée avec moi. Vous connaissez Matt, c'est le Hollandais qui marche sur la glace. Et bien, imaginez-vous donc qu'on descend à peu près à la même vitesse, ce qui en fait un partenaire de ski idéal. Il est en planche, donc c'est lui qui m'a donné ma première leçon. Je l'ai rebaptisé le Flying Dutchman, en hommage au bateau du même nom. La présence de notre duo du tonnerre sur les pentes presque désertes m'a rappelé une soirée de ski intense, il y a quelques années, à St-Côme, avec mon ami Séguin. Seuls sur les pistes, nous coursâmes ce soir là à bride-que-veux-tu, comme les chevaux du derby du Kentucky. Une dont-je-me-souviendrai soirée mon Seguin. Ne t'en fais pas, Matt est beaucoup moins rapide que toi.
Le paysage entourant la montagne est époustouflant. Vous vous en doutiez? Je le savais. La neige ne recouvre pas encore toutes les parties rocheuses des montagnes environnantes, ce qui fait qu'elles ressemblent à un gâteau au chocolat couvert crème fouettée ou à des sundaes géants aux Oréos. Quand je serai sérieux et conscéquent, je prendrai une photo pour vous. En attendant, fermez les yeux et imaginez-les. C'est beau hein? Presqu'aussi beau que le Massif, dont les pistes semblent se jeter directement dans le fleuve St-Laurent. Bref, un BEAU paysage.

Je vous laisse avec une autre photo (qui n'est pas de moi): celle du levé du soleil de lundi dernier, gracieuseté de Dame Nature. La photo a été prise sur la terrasse du bar de la station de ski. Ben non, j'étais pas assis au bar à huit heures du matin! J'ai tout de même assisté, ce jour là, à l'ascension matinale de l'astre solaire, précédée par la grande toge rougeâtre du dieu qui sans cesse se consume.
Santa croce! Quel spectacle!

Levé de soleil sur les rocheuses
Photo: E. Filliter pour Marmot Bassin

vendredi 14 novembre 2008

Grosse semaine.

Je suis passé de peintre en bâtiment à 24 piasses par jour a superviseur d'une billetterie (yet again) à 12$ de l'heure et colocataire d'un Australien dans un 1 1/2 très ordinaire.

Tout est allé très vite la semaine dernière. Entrevue mercredi, embauche jeudi, déménagement vendredi et premier jour de travail samedi. J'étais crevé samedi soir. À plat. J'ai eu le temps de me rétablir depuis, car on se tourne les pouces en ce moment à la job. La montagne a ouvert ses portes plus tôt que jamais et le pari est un peu raté, la neige n'est pas assez abondante pour ouvrir toutes les pistes. Pour l'instant, une seule des pistes est ouverte.

Sinon, ça se passe bien, mon poste d'assistant de la superviseure de la billetterie me garantit 40h par semaine d'ici la fin de la saison. J'ai été chanceux, la majorité des employés de la montagne ne travaille pas encore à temps plein à cause du manque d'affluence. Chanceux aussi parce que mon poste était occupé par une fille de Nouvelle Zélande dont le chum a dû quitter le pays à cause d'un visa non renouvelable. Elle l'a suivi et mon c.v. est arrivé sur le bureau de Tanya, ma boss, juste à temps. En ce moment, je travaille cinq jours par semaine alors que beaucoup de travailleurs de Marmot ont de la difficulté à joindre les deux bouts. Le fameux bloc-à-party dont je vous parlais la semaine dernière est plutôt calme ces temps-ci. Les quêteux de cigarettes rôdent et y'a même un gars qui a essayé de me vendre une télé hier. Es-tu dans marde mon chum? C'est pas tout, sur nos premières payes, ils vont retirer un dépot de sécurité de 200$ pour l'appart, le prix de nos uniformes (tout ça nous sera remboursé à la fin de la saison) et le loyer. Ceux qui ne font pas beaucoup d'heures n'auront une vraie paye avant Noël. Y'ont pas fini d'être pauvres... les pauvres.

Le plus difficile, dans ma vie en ce moment, c'est de me lever a 6h15 du matin : bibibibip, bibibibip, bibib stiiiiiiii. Ma montre à 20$ achtée à Banff est très efficace.
Tous les matins, une navette nous conduit du building au bureau. On met une demie heure pour s'y rendre. C'est juste assez pour boire mon thé. Le paysage, même dans la pénombre a un certain charme que n'ont pas les murs du métro ou les façades de la rue Notre-Dame. Je ne sais pas pourquoi. Serait-ce le bleu foncé du jour à peine levé dans lequel se révèle les montagnes encore plongées dans nuit? Je sais pas, mais ça fait une BELLE ballade en autobus scolaire.

En bas de la côte, où j'habite, on a encore des journées d'automne. Les Australiens, eux, se plaignent déjà du froid. Pas de pot les mecs, il ne fait même pas encore froid. Quoiqu'hier et aujourd'hui, on a eu droit à un avant goût de l'hiver avec un -10 au lever. Brrrr. J'ai hâte de recevoir mon manteau.

Je ne vous ai pas encore parlé de mon coloc, Brent. Un party boy de Perth, Australia. Il est cassé en ce moment, car comme tant d'autres, il croyait, à tord, qu'il travaillerait dès son arrivée et il n'avait pas prévu assez d'argent. Au moins yé pas trop quêteux. Ce qui lui sauve la vie et qui empoisonne un peu la mienne, c'est qu'il y a une télé dans la chambre (ce n'est normalement pas inclus). On pogne deux postes: CBC et CTV eneigés. Brent la regarde tout le temps, du lever au coucher. Disons que ça me force à sortir souvent sinon, je me tape Matha Stewart, E-Talk avec Brian Mulroney Jr et Steven & Chris (gay culture for bored housewives) avec le gars qui a des gros cheveux (Oli et moi on aime bien les regarder pour rire de ses cheveux en plus, il est très tapon). J'ai hâte que mon coloc reçoive un paye digne de ce nom pour qu'il sorte un peu quand il ne travaille pas.

Bref, je suis pogné avec cette job, cet appartement et ce coloc pour quelques mois. C'est correct, j'ai besoin de me refaire une petite santé financière (même si la bouffe ici est hors de prix. C'est pas drôle, c'est plus cher qu'en Suisse). J'ai tout de même eu presque deux mois de congé.

Ce que j'aime le plus ici, après les montagnes, c'est que je rencontre plein de monde: une fille de Québec (Isa, tes parents ne te l'ont pas dit mais tu as une petite soeur que tu ne connais pas. Elle me fait tellement penser à toi c'est troublant), une fermière de Saskatchewan (sans joke, pi cute en plus), un trucker franco-Ontarien de Hearst (pour vrai, ça s'invente pas), une anglo-Québecoise de l'Estrie, un rasta de Saint Hyacinthe et un autre rasta, Wallon celui là mais aussi blanc que l'autre. Et c'est pas fini, ce n'est qu'un début, les gens arrivent encore d'un peu partout pour venir passer l'hiver.

Désolé pour les coquilles, je suis encore un peu pressé. Ben oui, le 5 @ 7.
Hihi, a+

mercredi 29 octobre 2008

Jasper in town - Jasper in the wild

Il y a quelques jours que je vous ai raconté ma vie. Je voulais vous souffler quelques mots, d'Ouest en Est mais j'ai été invité, coup sur coup, à deux soirées complètement différentes. Évidemment, ça me permet de vous raconter des choses, mais je prends du retard dans mes récits. Écrire un texte, ça me prend un temps fou, même si je le fais de bon coeur, depuis que je sais que j'ai un groupie.

NDLR: Suivez bien les parenthèses, j'en raffole, j'en abuse et je m'assume.

Voici: lundi soir, Paul est arrivé à l'auberge. Je ne vous avais pas parlé de Paul, un Irlandais du Nord, en voyage autour de l'Amérique Nord pour 10 mois. La fin de son parcours approche. D'ailleurs il était à Montréal lors de l'émeute qui a suivie l'élimination des Bruins de Boston par la Sainte Flanelle (le soir du show de Wu Tang), au printemps passé. Il me dit avec raison:"Your team loses and you all go home quietly. Your team wins and you destroy your city. I can't understand that." Je ne comprends pas moi non plus Irishman. J'imagine qu'on est pas habitués de gagner. Toujours est-il que, je l'ai rencontré au bar de l'auberge de jeunesse de Banff le soir de l'alarme. Il m'avait dit qu'il serait à Jasper quelques jours plus tard, pour y retrouver deux Hollandaises croisées plus tôt sur son chemin. Bref, il est arrivé lundi, accompagné des gentilles flamandes. L'une d'entre elles fêtait son anniversaire, donc, je fus invité à les accompagner au resto, ce que nous fîmes (passé simple represent!), avant de trouver un bar pour finir la soirée (Ils ferment at 2 AM oh Canada).
Nous avons mangé dans un steak house (bof), puis sommes allés au Downstream pour quelques parties de baby-foot, quelques pintes et pourquoi pas, un tour de danse. Car, à notre grande surprise (rappelons que nous sommes lundi soir, hors saison, dans une bien petite ville), nous avons eu droit à un spectacle, un band de funk (don't fake the funk (ce n'est pas leur nom mais une presciption)) mettant en vedette un DJ de Winnipeg. Une BELLE soirée. Un peu au dessus de mes moyens, mais bon.
Pour finir, la jolie Anneke, dont un de mes abonnés fidèles me demandera demain une photo (abonné facebook, fouille parmi mes amis), a finalement terminé sa soirée d'anniversaire en frenchant un militaire edmontonien peu sympathique à mon égar. Le beau cadeau de fête toi-chose. Avouez chères lectrices que vous êtes jalouses.

Notez au passage, puisqu'il a été question de mon budget, que j'ai accepté d'aider à repeindre (même si j'ailllliiiii peindre) l'auberge de jeunesse pour y dormir gratuitement. L'équipe dont je fais partie inclut: un Acadien, qui s'occupe d'une des auberges des jeunesse rustiques qui sont légion dans la région, Nikki et Jono, un couple d'Australiens, (vous avez voyagé? Vous savez qu'ils sont partout, même ici et aussi grande quantité qu'ailleurs) et Mike, un Hollandais, un autre ( je crois qu'ils viennent ici pour surmonter un "complexe de la montagne"). Le premier de la précédente liste nous a invité à passer la soirée dans son auberge, fermée au public à ce temps-ci de l'année et située en pleine montagne (30 min d'auto d'ici, essentiellement en montant). Wow. Si les huîtres cachent leurs perles sous leur coquilles, les montagnes cachent les leurs entre leurs arbres. La recette? Deux dortoirs d'une vingtaine de lits, un chalet-cuisine, éclairé avec des lampes à gaz (où nous avons dormi), un appartement administratif pour Dom l'Acadien et des toilettes sèches. Ajoutez deux méga bonbonnes de propane et deux emplacements pour faire des feux (ces derniers items éloignés l'un de l'autre) et CHAZAM! You've got paradise.

En arrivant, on a parti nos feux (intérieurs et extérieurs), un des gars a préparé le chili con carne, tandis que nous chauffions les roches pour leur sona artisanal. Je ne niaise pas (un autre blogueur vous dirait: "pas de farce"). Il y a quelques semaines, deux femmes d'Edmonton ont passé quelques jours là, avec Dom et le couple d'Autraliens. Tripeuses de traditions amérindiennes, elles ont confectionné une structure de tente en branches, sur laquelle elles ont posé une vingtaine de couvertures. À l'intérieur de la tente, d'autres couvertures au sol et un trou dans le sol, lequel accueille les pierres brûlantes rougies par la braise. On verse sur ces dernières de l'eau pour avoir chaud, pi on a chaud. Full chaud. C'est comme dans un sona normal sauf que quand tu sors de là, t'es en bobette dans le bois, pas dans un vestiaire qui pue le javel. L'été prochain, on s'en fait un chez Mainville, ok François?
Quelle soirée magique, un peu comme à la St-Jean, au chalet de Dan, quand on passe la soirée à se répèter qu'on est bien. Ça a dû nous coûter à six ce que j'ai dépensé la veille en quatre heures. Pas de farce.

Vue du foyer principal avec sona découvert à votre droite
La structure est faite de branches de saule et de corde
Elle a été construite en un après-midi
Photo: N Thériault

Addenda
Pendant la nuit, j'ai du aller soulager une envie pressante auprès d'un arbre et j'ai pu observer le plus beau ciel étoilé de toute ma vie. Les étoiles brillaient tellement qu'on aurait dit que le noir du ciel était mauve. Si je n'avais pas été en bobette et en petit corps, je serais resté dehors plus longtemps. Brrr.

Morale de cette histoire: il faut bien s'habiller quand on va pisser dans le bois. On ne sait jamais ce qui pourrait nous y retenir.