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samedi 13 décembre 2008

Ski compte c'est l'essentiel


J'ai enfin sorti mon appareil photographique pour vous montrer ce qu'on voit en descendant de la remontée mécanique qui mène à mi-pente. La semaine prochaine, je vous ferai voir la vue du haut de la montagne.

Ces photographies ont été prises jeudi matin, alors que j'avais enfilé mes skis pour pour la première fois de la semaine. J'ai profité de cette jolie journée ensoleillée et fraîche (-5 à -10) pour gratter les traces des dameuses, ce velours côtelé que revêtent les pistes de ski alpin quand on les parcourt tôt le matin.
La neige, tombée pendant la fin de semaine précédente, avait amélioré l'état des pistes, mais elle n'était pas suffisante pour rendre la journée particulièrement excitante. J'ai quand même skié cinq ou six heures avant de décider de rentrer à la maison. J'ai partagé, à l'allée et au retour, la voiture (une Civic 95 qui a traversé le pays (comme quoi c'est possible)) d'un de mes partenaires de ski pour la journée, des Chicoutimiens d'origine. Merci les gars.
La journée de jeudi était charmante avec son petit soleil matinal qui est vite allé se cacher derrière la montagne. Je vous rappelle qu'on est à moins de dix jours du solstice et que la latitude (52° 52′N) ici est supérieure à celle de Sept-îles (50° 12′N). Le soleil s'est levé cette semaine vers 9h, pour se coucher vers 16h30. Oubliez la notion d'horizon quand vous êtes sur le versant Est d'une montagne... Du soleil, y'en a pu, dès le milieu de l'après-midi.
Jeudi, avant même que l'astre divin se cache derrière le sommet de Marmot Basin, une épaisse couche de nuages est venue prendre sa place dans le ciel bleu. Sans que je ne le sache, le tapis gris au dessus de ma têtes allait nous donner une des plus belles journées de ski de la saison.
C'est vendredi que ça c'est passé. J'ai retrouvé mon pote Matt dans la navette de 8h30, qui nous dépose au pied des pistes quelques minutes avant l'ouverture des chaises volantes. La neige avait déjà commencé à tomber assez fort. Les pistes encore damnées étaient recouvertes de quelques centimètres de poudreuse. Ce n'était que le début et c'était déjà le bonheur. Le ciel nous a offert une journée entière de tempête: 20 cm d'une neige fine et légère qui nous est tombée dessus à l'horizontal. Toute une journée dans la poudreuse, à fendre les accumulations en sentant la neige revoler sur mes genoux. J'ai fait plusieurs descentes à partir du sommet, lui aussi couvert en partie d'un tapis blanc, alors que la veille, il fallait y éviter les cailloux. Le fameux bol, que j'avais tant envie de dévaler n'a pas été facile à vaincre. La peur et la prudence m'ont souvent ralentis, mais ne m'ont pas arrêtés. ET J'AI PAS TOMBÉ. Même si je n'avais vraiment skié dans la poudreuse. Pas facile.
Jamais je n'ai eu autant de plaisir en ski. Toute la journée, je piaffais d'impatience, à la sortie du télésiège, en attendant mes partenaires en planche qui attachaient leurs fixations. À la fin de la journée, malgré la douleur au niveau de mes cuisses, je retournais sur les pistes à la recherche d'un bout de de neige sur lequel personne n'avait encore laissé sa trace.

Je me suis couché avant 10h vendredi soir. Crevé, endolori, saoulé par le vent, hypnotisé par les flocons, vaincu par la fatigue.


vendredi 28 novembre 2008

Coxis story

Ça y est, ma saison de ski est commencée. Je l'ai débutée en beauté jeudi dernier, en me louant une planche a neige. Ce n'est pas si simple de surfer sur de la neige et mon coxis peut en témoigner. Je me suis même senti obligé de vérifier, dans la toilette, vendredi matin, s'il n'y aurait pas quelqu'éclat d'os. Il n'y en avait pas. Ce qui est con, c'est que quand tu as les deux pieds fixés sur une planche et que tu veux éviter de t'exploser le coxis, ce sont les poignets et/ou les genoux qui y goûtent (et ils y ont goûté). C'est d'ailleurs pourquoi j'ai mis tant de temps à vous raconter tout ça. J'avais tellement mal aux bras, aux épaules, au torse, au derrière, aux jambes, bref à la vie en général qu'après une heure d'écriture, vendredi dernier, j'ai fini par abandonner, au profit d'une réconfortante bière, qui n'était pas facile à soulever.
Faut dire que la veille, j'ai enduré le supplice pendant deux heures avant de retourner au comptoir de location pour échanger la planche du diable pour une bonne vieille paire de skis. Je n'étais pourtant pas si pourri, mais l'idée de tomber une troisième fois (de tout mon poids) sur l'os qui coupe le souffle m'effrayait tellement que je me suis contenté rétablir mon amour propre en dévalant les pentes sur deux skis. J'approfondirai mon apprentissage de la planche une autre fois. Yes I can.
Il manque cruellement de neige ici en ce moment. Par contre, les quelques pistes ouvertes sont belles et larges. Je suis un peu déçu de la dénivellation, je pensais que le domaine skiable serait plus long que ça. C'est vrai que pour l'instant, seule la partie inférieure des pistes est ouverte, mais, tout de même, dans mes rêves, je skiais pendant au moins dix minutes avant de me rasseoir dans le remonte-pente. Ben non. Deux ou trois minutes pour une demie montagne. Coudonc, chu-tu à St-Sauveur? J'ai hâte que le haut de la montagne soit ouvert, le gros bol de la partie de droite est très attirant. Non maman, je n'irai pas en snowboard; quoiqu'avec un peu de pratique et un casque, j'y arriverai peut-être... au mois d'avril.
Mon pote Matt, qui travaille comme lifty (préposé au remonte-pente), a passé la journée avec moi. Vous connaissez Matt, c'est le Hollandais qui marche sur la glace. Et bien, imaginez-vous donc qu'on descend à peu près à la même vitesse, ce qui en fait un partenaire de ski idéal. Il est en planche, donc c'est lui qui m'a donné ma première leçon. Je l'ai rebaptisé le Flying Dutchman, en hommage au bateau du même nom. La présence de notre duo du tonnerre sur les pentes presque désertes m'a rappelé une soirée de ski intense, il y a quelques années, à St-Côme, avec mon ami Séguin. Seuls sur les pistes, nous coursâmes ce soir là à bride-que-veux-tu, comme les chevaux du derby du Kentucky. Une dont-je-me-souviendrai soirée mon Seguin. Ne t'en fais pas, Matt est beaucoup moins rapide que toi.
Le paysage entourant la montagne est époustouflant. Vous vous en doutiez? Je le savais. La neige ne recouvre pas encore toutes les parties rocheuses des montagnes environnantes, ce qui fait qu'elles ressemblent à un gâteau au chocolat couvert crème fouettée ou à des sundaes géants aux Oréos. Quand je serai sérieux et conscéquent, je prendrai une photo pour vous. En attendant, fermez les yeux et imaginez-les. C'est beau hein? Presqu'aussi beau que le Massif, dont les pistes semblent se jeter directement dans le fleuve St-Laurent. Bref, un BEAU paysage.

Je vous laisse avec une autre photo (qui n'est pas de moi): celle du levé du soleil de lundi dernier, gracieuseté de Dame Nature. La photo a été prise sur la terrasse du bar de la station de ski. Ben non, j'étais pas assis au bar à huit heures du matin! J'ai tout de même assisté, ce jour là, à l'ascension matinale de l'astre solaire, précédée par la grande toge rougeâtre du dieu qui sans cesse se consume.
Santa croce! Quel spectacle!

Levé de soleil sur les rocheuses
Photo: E. Filliter pour Marmot Bassin

samedi 25 octobre 2008

Jour 5 - 19 octobre 2008

Nous avons quitté The Soo avant le lever du soeil pour nous rendre à Thunder Bay. La route contourne le lac Supérieur, le plus grand des Grands. Les paysages que nous avons traversés sont à couper le souffle. La région est parsemée de parcs nationaux et de campings. C'est une place a découvrir pour les amateurs de plein air. En plus y'a presque pas d'ontariens (y'a personne). Le lac est tellement grand, qu'on dirait qu'on est sur le bord de la mer. Wow.

Mes comparses sur le bord du lac Supérieur
Photo: N. Thériault

En parlant de wow, on a gazé à Wawa, qui signifie oie sauvage. Ce village au milieu de nulle part est habité depuis 1720.

La fatigue commence à jouer sur notre patience et nos journées se terminent toutes un peu de la même façon: on s'obstine pour savoir où on couche, qu'est-ce qu'on mange et quand ces deux activités seront pratiquées. Thunder Bay n'a pas manqué à cette règle. Par contre, cette fois-ci, nous avons trouvé une auberge très sympathique tenue par une gentille dame qui nous a accueilli de trés belle façon. La chambre sentait un peu le renfermé (l'odeur de dodo) mais j'ai tout de même bien dormi. Mes comparses ont dormi dans le West malgré le froid. Nous nous étions munis d'une petite chaufrette, mais elle n'a malheureusement pas suffit à la tâche au goût de l'Italien. L'ambiance de cette ville, telle qu'elle nous a été décrite, semble cool. Il y a une université sur place, ça ne peut qu'aider.

Saviez-vous que les Thunderbayriens ont élu deux députés du NPD aux dernières fédérales? Moi non plus.