mercredi 8 avril 2009

Arrêter la cloppe (suite)

Les commentaires fusent (on parle de 4 jusqu'à maintenant) à propos de ma dernière publication. Même Chantal s'y met en laissant un essai poétique. Désolé ma belle et tendre amie, ce n'est pas le poison de la cigarette qui a rendu tous ces moments inoubliables, c'est notre présence réciproque (ou l'autre herbe, dont j'oublie le nom, qu'on mélangeait au tabac).
De plus, lors de mes conversations téléphoniques avec mes proches, je reçois encore des encouragements (continue l'gros, t'es capab'!). Chers amis, vous sous-estimez la puissance du mental. Notez ceci: pour le prix de quarante cloppes, le livre offre un lavage cerveau. J'ai guéri comme qu'on dit. D'ailleurs, non seulement suis-je un non-fumeur convaincu mais je suis devenu un peu comme un born-again non-fumeur qui propage la bonne nouvelle. Avec une de mes amies Jasperite (une autre born-again non-fumeuse), on offre de l'aide aux les fumeurs qui veulent s'en sortir (on est rendus à deux). Mais bon, ce n'est pas demain la veille qu'on ouvrira un temple car mon ardeur à convaincre les autres s'amenuise au fur et à mesure que me quittent les souvenirs de ma vie d'esclave. J'ai autre chose à faire que d'aider les braves gens à se débaraser du pouvoir opressant du tabac. Et puis, les fumeurs ont tellement peur d'arrêter de fumer, qu'ils trouvent désagréable de recevoir de l'aide et des conseils. Je renoncerai donc à aider ceux qui ne veulent pas être aidés afin de conserver des relations de qualité avec les fumeurs qui m'entourent.

mercredi 18 mars 2009

Arrêter la clope avant qu'elle n'arrête ma vie.*

Je voulais faire une surprise à mes parents mais c'est plus fort que moi. Ma fierté dépasse mon désir de surprendre, maudit qu'chu mauvais quand j'veux.
Bref, j'ai enfin arrêté de fumer, pour de bon cette fois, avec l'aide du livre d'Allen Carr, The Easyway to stop smoking. J'ai mis deux mois pour le lire mais le résultat est le même. Ce que seize ans (c'est ça, la moitié de ma vie à fumer) de publicités gouvernementales et d'invectives de mes proches et moins proches n'ont pas réussit à faire, Carr le fait en deux cents pages: il m'a écoeuré de la cigarette. Sa méthode répétitive a un effet hypnotique incontestable. J'ai passé quelques fins de soirées (maman, y-a-t-il un 's' à soirée?) à aller en griller une en cherchant des contre-exemples (maman, y-a-t-il un 's' à contre?) aux arguments de Carr. Il n'a pas la vérité infuse, il n'a pas raison tout le temps, il n'a pas les meilleurs exemples mais il dit juste à chaque fois qu'il répète que le fumeur ne tire aucun, aucun, aucun avantage de la cigarette. Si vous ne réussissez pas à arrêter, lisez le livre.
J'étais sceptique (yé vraiment vendeur de char dans sa préface), mais je suis non fumeur depuis dimanche et je suis convaincu que je ne fumerai plus la cigarette.
*Tiré d'une chanson de Renaud.

dimanche 22 février 2009

Petites nouvelles

Cela fait plus d'un mois que j'ai ajouté un article à mon blogue et j'aimerais saluer et remercier les quelques curieux qui continuent d'aller vérifier si par hasard, je vous aurais laissé un mot ou deux.
La fin de la saison approche à grands pas, ce qui m'a lancé dans de longues réflections sur les saisons à venir, celles du printemps et de l'été. Soucieux de mon avenir rapproché et opportuniste comme toujours, j'ai déjà trouvé mon emploi d'été. Je serai à la réception de l'auberge de jeunesse à laquelle j'ai passé quelques semaines à mon arrivée en Alberta. Au programme: ménage, lavage, pliage et service à la clientèle. J'ai débuté il y a quelques semaines et il est déjà question de m'offrir autre chose pour l'été. Mes qualités porfessionnelles ne cesseront jamais de changer mes plans. Un contact de Montréal m'a même parlé d'un projet plus costaud dans l'Ouest. Je vous expliquerai quand ça prendra forme... si jamais ça prend forme.

Sinon, la montagne, où je travaille encore quelques jours par semaine, fermera ses portes pour laisser la place aux ours le 26 avril. Il est donc plus que probable que vous me voyiez errer dans les rues et les ruelles de la belle et grande ville de Montréal avant la fin du mois prochain. Contents? Moi oui. J'ai hâte de manger une tonkinoise au Café Saigon avec Villemain, un morceau de fromage qui n'est pas orange avec mon Grand Père et un shish taouk full ail au Carrefour Angrignon avec David.

lundi 26 janvier 2009

Le passage de l'infirmier

Mon ami l'infirmier a passé quelques jours dans notre modeste communauté la semaine dernière. Il est arrivé en voiture de Calgary (ou il était atterri quelques heures plus tôt) tard mardi soir, après s'être perdu sur la seule autoroute de la région. Oli a un sixième sens pour se perdre, qui lui sert aussi à retrouver son chemin. On ne compte plus le nombre de fois qu'il est venu nous rejoindre dans un chalet perdu, tard dans la nuit, quand son horaire de travail l'empêchait de s'y rendre plus tôt. Fort heureusement, il finit toujours par arriver, un peu tard, mais vivant (et assoiffé). Soupçonnant qu'il allait se perdre, ou du moins s'égarer, j'étais inquiet de le savoir sur les routes parfois incertaines qui traversent les pics rocheux, dont les les caprices météorologiques surprennent souvent les conducteurs diurnes et nocturnes. Quand il est finalement arrivé, sain et sauf, nous sommes allés boire de la bière canadienne, dans un bar canadien pour rattraper le temps perdu. Nous avions beaucoup de choses à nous dire, ce qui nous a forcé à boire beaucoup de pintes (pas facile la vie).

De passage pour quatre jours, (juste assez pour que je sois tanné de partager ma chambre, mon lit, ma douche et ma bolle), nous avons arpenté les sites touristiques (désertés l'hiver malgré le majestueux charme que leur donne la neige et glace). Chutes, canyon, glacier et lac ont gouté à nos semelles, ont écouté nos interminable discussions, puis nous ont laissé réfléchir dans le calme le plus pur, celui qu'offrent les paysages couverts de neige. Comme pour signifier sa présence, le glacier s'est tout de même donné en spectacle en nous présentant, au loin, une avalanche.

Je pense qu'Oli comprend maintenant pourquoi l'être songeur et contemplatif que je suis se laisse charmer par ces panoramas montagneux couverts de cet air frais venu des glaciers.

D'la BELLE visite. Merci Oli

jeudi 15 janvier 2009

Photo du jour


Moi qui croyais que le bol de Dupré était dans sa salle de bain...
Désolé, c'était trop tentant.

mardi 6 janvier 2009

Bonnannée!

J'ai pris quelques jours de congé d'écriture, mais je travaille déjà sur mon prochain texte, qui relate mon party du jour de l'an. Il sera en ligne avant la fin de la semaine.
En attendant, j'aimerais vous souhaiter une année 2009 remplie de moments heureux ponctués de rires francs, de repas savoureux arrosés de vins fins et de sorties inspirantes illustrées de souvenirs inoubliables.
Ne souhaite-t-on pas aux autres ce qu'on se souhaiterait à soi-même?

lundi 5 janvier 2009

La randonnée de l'année

Comme ça vous avez eu froid récemment?
Je pensais sincèrement, en bon Montréalo-centriste, que -15C en ville, avec un peu de vent et beaucoup d'humidité, c'était le summum du froid Sibérien. Ben non les amis, plus froid que ça, ça se peut. Nous avons encore eu un matin à -29 récemment: le 2 janvier. L'air a beau être sec, c'est frette en c...

J'ai tout de même été chanceux. Pourquoi? Ben voyez-vous, c'est que pour la veillée du jour de l'an, j'ai été invité à l'auberge de jeunesse rustique où j'avais passé une soirée mémorable quelques jours après mon arrivée à Jasper. Oui oui, la place avec un sona dans une tente sous le ciel étoilé. L'entourloupe (pour ne pas dire la crosse), c'est que la route qui s'y rend est fermée l'hiver. Donc, pour y aller, il faut le faire à l'huile de genoux, sur la route enneigée, en montant et le tout sur une distance de 12km. Yé.
Cette randonnée était à mon agenda depuis plus d'un mois et pas une fois je n'avais angoissé à l'idée de monter à pied. L'être humain moyen marchant à une vitesse de moyenne 5 km/h, je prévoyais que trois heures seraient amplement suffisantes pour nous rendre. C'était sans compter la fatigue, due au fait que trois des quatres randonneurs que nous étions avions travaillé toute la journée, sans compter notre manque d'expérience en skis de fond (ben oui on a loué des skis finalement), sans compter que ma lampe frontale manquait de pile, sans compter la pièce manquante sur la ceinture de mon sac à dos qui causait une surcharge de poids mes épaules. Des erreurs de peewee me direz vous? Vous avez un peu raison.

En plein-air, on apprend vite. Quand t'es dans le noir, sur une route où, plus tôt, un autre a aperçu «a big black wolfe, right there», que tes amis, plus rapides, ont tourné le prochain virage et que l'éclat de leur lampes est bel et bien disparu, tu te sens un peu comme le wapiti faible, qui peine à suivre le troupeau, mais que les prédateurs ont aucune peine à suivre.

Bref, partis de du stationnement vers 18h, nous avons rejoint le party vers 22h45 (on a tout de même pris quelques pauses). J'étais en nage, tu penses, je m'étais habillé comme si j'allais avoir froid, moi, Misteur Sueur en personne avec son gros manteau d'hiver, la langue aux genoux...

Douze autres personnes avaient fait la route devant nous et nous fîmes donc la fête avec eux jusqu'aux petites heures du matin. Endorphine naturelle, Guru (pour contrer la fatigue) et vodka (pour la douleur) autour du feu. J'avais reçu mes Sorel à temps, (merci maman, papa, mon oncle, ma tante et mon grand papa pour la boîte et son contenu) j'ai passé la soirée les pieds au chaud.

Toujours est-il qu'on a dormi dans un des dortoirs, chauffé au poêle à bois (note à moi même: si tu vas faire pipi dans la nuit glacée, ajoute une bûche dans le feu en revenant. Sinon y va faire frette le matin).

Nous sommes repartis en début d'après-midi le premier janvier, par une belle journée pas trop froide. Mon ami qui habite là-bas m'a offert de rester un jour de plus et j'ai bien fait de refuser parce que je n'aurais pas apprécié de faire la descente à -29C.

C'est ce que j'ai fait cette année pour le jour de l'an. Paraîtrait que j'ai manqué une BELLE soirée sur la rue Cassegrain ce soir là. Paraîtrait même que, pour une fois, tout le monde s'est couché tard. Reposez-vous cet hiver car, à mon retour, je ne vous laisserai pas aller vous coucher tôt.

Encore une fois: Bonne annnée tout le monde.